Nothing is trivial, par Adrien Boyer, photographe

C’est un ensemble de riens qui sont des presque tout. Ce sont des pans de murs, des éléments d’architecture, des bouts de rue. C’est une photographie presque décevante, et pourtant elle est merveilleuse, car elle émane d’un sensualiste cherchant par la volupté des couleurs et des formes assemblées par le hasard un dépassement de l’antinomie…

Les noces de la réalité et du mystère, par Adrien Boyer, photographe

Ordonnateur de chaos, telle est la définition traditionnelle de l’artiste que pourrait incarner Adrien Boyer. A la façon d’un musicien, le photographe porté par la galerie Clémentine de la Féronnière (Paris) révèle, en assemblant de façon très subtile les différents éléments se trouvant dans son champ visuel, la structure autonome, quasi invisible, d’une réalité que…

Eric Dupont, galeriste d’art, et Wanderer enthousiaste

La vaste culture, quand on est galeriste, n’est pas une coquetterie, mais la substance même d’un travail de vision : être capable de voir ce qui ne se voit pas, ou pas encore. Le contemporain est  interpellé personnellement par les lumières tentant de percer les ténèbres que nous confondons avec le jour. Il est donc dans…

Une vie ordinaire, par Paol Keineg, poète

« Le temps est beau, on voit les clochers de Hanvec et de Rumengol, et moi j’écrase les doryphores à deux pieds avec le sentiment exaltant d’écraser l’infâme. » Paol Keineg n’a pas besoin de jouer au poète pour en être entièrement un. Lorsqu’on connaît la sensation poétique de l’existence, sa fragilité, son inouï, sa drôlerie, et…

La peinture métaphysique de Djamel Tatah

Les peintures de Djamel Tatah sont immédiatement reconnaissables : des personnages mélancoliques, songeurs ou soucieux, isolés sur des aplats de couleurs, des migrants stoïques étonnamment présents malgré leur allure de silhouettes découpées. Il y a en eux une insondable solitude, mais aussi toute la trame des drames contemporains – les millions de déplacés, de déportés, que…

Du thym dans les cheveux, Maria Casarès – Albert Camus, une correspondance amoureuse

  « Je suis si heureux, Maria. Est-ce que cela est possible ? Ce qui tremble en moi, c’est une sorte de joie folle. » (juin 1944) Chers amis, l’hiver sera bouleversant, passionnant, brûlant, et c’est Gallimard-Héphaïstos qui mène la danse. « Il n’y a qu’une clairvoyance, celle qui veut obtenir le bonheur. » (juin 1944) Paraissent simultanément en collection…

Le proche infini, selon Didier Ben Loulou, photographe

Il y a dans le travail photographique de Didier Ben Loulou une puissance de regard qui sidère, et enchante. Ses images sont un entrelacs de réalité la plus quotidienne, la plus sensuelle, et de méditations de nature métaphysique sur la solitude, le vide existentiel. Chaque fragment photographique de Didier Ben Loulou s’impose ainsi comme un…