Marseille, la mélancolie et alors ? par Yohanne Lamoulère, photographe

A Marseille, ville populaire et multiculturelle, se joue le destin de l’Europe. Tel est le point de vue ici développé par Yohanne Lamoulère, photographiant la diversité d’une ville qui pourrait être une utopie pour demain, si les déchirures ou les actions politiques à visée publicitaire ne détruisent pas la richesse d’un lieu tentant cahin-caha, de…

Adolescence, le saut de l’ange, par Steeve Iuncker, photographe

L’adolescence est un âge de désorientation et de métamorphoses profondes. C’est un âge où l’on dort beaucoup, parce que la mue se fait durant le sommeil et qu’il lui faut un abandon complet de tout l’être. Pour accélérer la transformation de l’enfant en aîné, il faut parfois se violenter un peu, souvent, s’arracher la peau,…

Des envies d’impossible, Utopia, par Carlo Bevilacqua, photographe

Dans son essai de 1755, Discours sur l’inégalité parmi les hommes, Jean-Jacques Rousseau associe l’origine du mal à celui de l’instinct de propriété. Celui-ci étant aujourd’hui la clef de voûte de l’empire marchand nous tenant lieu de monde, il importe de prouver par l’existence que nous choisissons de mener qu’il est possible de vivre selon…

Belfast, la persistance des murs, par Gilles Favier, photographe

Pour le photographe Gilles Favier, aujourd’hui directeur artistique du festival sétois ImagesSingulières, la rencontre en 1981 de Christian Caujolle, créateur et responsable du service photo du journal Libération, fut déterminante. La galerie Clémentine de la Ferronnière (Paris) lui offre aujourd’hui un bel accrochage (doublé d’un livre percutant) d’un travail au long cours mené à Belfast,…

S’abandonner ensemble à ce qui nous désarme, par Rebecca Topakian, photographe

Le travail photographique de Rebecca Topakian relève à la fois de la fascination pour la beauté des corps s’abandonnant, et d’une volonté de saisir ce qui lie en une communauté précaire les individus isolés. Son premier livre, Infra-, publié par Romain Pruvost, fondateur à Lille de Classe Moyenne Editions, est une œuvre radicale, sensuelle, troublante….

Appleby, ou la rencontre des insoumis, par Mattia Zoppellaro, photographe

J’ai présenté dans L’Intervalle il y a quelques mois le superbe Testament manouche, de Louis de Gouyon Matignon (texte) et Benjamin Hoffman (images) aux éditions de Juillet (2016), témoignage assez désenchanté sur l’acculturation à la société marchande et mass-médiatique d’une communauté tendant à perdre sa culture vernaculaire. Je ne sais s’il y a un terme…

Les vertiges de l’identité carnavalesque, par Olivier Culmann, photographe

Questionnant les notions d’identité et de représentation sociale, le photographe Olivier Culmann, membre du collectif Tendance floue, a imaginé avec The Others (Xavier Barral, 2015), une série hilarante sur notre besoin de faire de nous-même notre propre idole. Construites dans des studios photographiques en Inde, ses images montrent à la fois les métamorphoses du même…

Les Ecritures de plateau, par Bruno Tackels

  Prolongeant les recherches majeures du dramaturge allemand Hans-Thies Lehmann, telles que développées dans le Théâtre postdramatique (L’Arche éditeur, 2002), l’essayiste et théoricien Bruno Tackels étudie avec Les Ecritures de plateau les mutations du théâtre donné à voir en France et en Europe depuis une vingtaine d’années. Après des monographies consacrées aux Castellucci (2005), à…

Du désert comme possibilité de fraternité nouvelle, par la photographe Sam Contis

Sam Contis est une photographe américaine née en 1982, dont les excellentes éditions anglaises MACK  – six ans d’activité, une reconnaissance à l’échelle mondiale – viennent de publier un premier livre extrêmement abouti, Deep Springs. Les images de Deep Springs ont été prises dans une vallée reculée de l’est de la Sierra Nevada (Californie), où…

Le romantisme noir du photographe Calin Kruse

La série photographique du photographe allemand Calin Kruse intitulée Hoodlums and vagabonds est un voyage composé d’images âpres et magnifiques d’une humanité donnant le sentiment de constituer une communauté improbable d’exilés volontaires. Dans un noir et gris très granuleux apparaissent des êtres de la nuit, ce sont des amis. Une brune, seins nus, cheveux noirs…