Jim Jarmusch,le chef de guerre, par Philippe Azoury

Il y a chez le cinéaste américain Jim Jarmusch un art du contretemps très dandy, qui est un déphasage dont on peut supposer cependant qu’il est surtout d’essence gnostique. Le décalage est un art de vivre, mais il est peut-être, au-delà d’une volonté d’esthétiser l’existence, la nature même de tout être ayant quitté l’enfance, et…

L’appel du Château, par Fernando Pessoa

« Mais je suis parti. L’âme sèche, dure, achevée. Et centrée au fond, comme une fine goutte de rosée, dormait je ne sais quelle vague joie d’une grande libération. J’ai franchi, en pleurant, la porte extrême de la ville. Devant moi, fleuve gelé sous le clair de lune froid, la route s’allongeait indéfiniment. » Comment devenir adulte ?…