Maurice Blanchot et le chant des sirènes, par Tiphaine Le Gall, écrivain (2)

  La rentrée littéraire est peu exaltante, atone, déprimante, masquée. Heureusement, il y a le premier livre de Tiphaine Le Gall, Une ombre qui marche (éditions de L’Arbre vengeur), dont j »ai écrit hier tout le bien que j’en pense. Pressentant des parentés entre cet ouvrage et Le livre à venir de Maurice Blanchot (1959), j’ai…

Le vide et les vacations farcesques,  un premier livre éblouissant de Tiphaine Le Gall (1)

« Quelques jours plus tard, il remit à son éditeur, le fameux Edgar Firmin, deux cent quatre-vingt-trois pages vierges, sans titre, en lui annonçant que son œuvre était achevée, et qu’elle ne souffrirait aucune correction, aucun ajout, aucune modification. » C’est sans contexte l’un livres des plus enthousiasmants de cette rentrée littéraire morose, très certainement l’un des…

Imaginez un banquet, par Lauren Malka, philosophe

« Ma seule affaire, c’est en effet d’aller par les rues pour vous persuader, jeunes et vieux, de ne vous préoccuper ni de votre corps ni de votre fortune aussi passionnément que de votre âme, pour la rendre aussi bonne que possible ; oui, ma tâche est de vous dire que la fortune ne fait…

Ne serait-ce que l’ombre, une amitié, par Michaël Ferrier, écrivain

  Il fait beau ce jour-là sur l’île de La Graciosa, dans les Canaries, la mer est calme. Pourtant, bientôt, une vague inexplicable emportera l’ami, François, et sa petite fille, Bahia, qui se promenaient là paisiblement. C’est la fin d’un monde, et le début d’un livre quelques années plus tard pour sauver de l’engloutissement par…

Tout chicorée, rond, torché, Gottfried Gröll, par Christophe Manon, poète

« Gröll se lève si tard qu’il prend son déjeuner le jour suivant. » Prenez Vie et opinions de Tristam Shandy, de Laurence Sterne (1718-1768), l’un des plus grands romans de la littérature occidentale publié en neuf volumes entre 1760 et 1770, soit la tentative de description d’une vie, si les digressions incessantes et l’irruption d’une famille…

Vivre avec la beauté, Herman Melville en bande dessinée

Taïpi, Un paradis cannibale, est une bande dessinée inspirée de l’œuvre éponyme d’Herman Melville publiée pour la première fois à Londres en 1846 – son plus important succès éditorial de son vivant. Placé sous les bons auspices du relativisme culturel des Essais de Montaigne (« Chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage. »), ce…