Mein Glaube, la profession de foi du romancier et éveilleur Hermann Hesse

« Il n’existe évidemment qu’un Dieu, une vérité unique, que chaque peuple, chaque époque, chaque individu reçoit à sa façon, et qui ne cesse de prendre des formes nouvelles. L’une de ses formes les plus belles et les plus pures est assurément celle du Nouveau Testament, par quoi j’entends du reste uniquement les Evangiles, plus que…

L’offrande des hommes, des lieux et des non-lieux, Azimut, un projet du collectif Tendance floue (1)

Azimut est un mot d’origine arabe, passé au XIIIème siècle par l’Espagne, et signifiant chemin. Azimut, c’est aussi un formidable projet porté par le collectif photographique Tendance floue. « En étape, et en se passant le relai, les photographes de Tendance floue et leurs invités pérégrinent à travers le territoire français. L’itinéraire de chacun est libre. »…

Eloges des simples et du multivers, par Nathalie Michel

J1, J2, J3, J7, J12, J123, J199. Veille, de Nathalie Michel, est une manière de vie parfaite, un journal de bord, phénoménologique et poétique, composé de 199 fragments. Veille est une boussole, un guide d’anti-égarement, une célébration des jours, des sillons laissés dans le sol ou le ciel, du temps en sa sainte indifférence, et…

Des arbres étranges et nus, les épiphanies tristes de Marilyn Monroe

Elle riait encore pour ne pas cesser de pleurer. Quand Marylin pleure dans le désert du Nevada, ses larmes forment immédiatement des petits tas de cailloux. Ce sont des mausolées pour des enfants mort-nés. Marilyn Monroe avait un besoin d’amour si grand qu’aucun amant ne put la consoler. Qui comprit le malheur de la fleur…

La fragilité et le chaos, par la photographe Bérangère Fromont

Les adolescents qu’aime photographier Bérangère Fromont appartiennent à la nuit. Ce sont des ombres de chair à la recherche de leur désir, des traces d’énergie pure traversant l’espace tels des comètes. Choisissant la marge et les lisières pour leur capacité à concentrer des points de résistance, Bérangère Fromont photographie peu, mais avec une sorte de…

La photographie comme théâtre des apparitions, par Marie Maurel de Maillé

Pier Paolo Pasolini distinguait un cinéma de prose d’un cinéma de poésie. A bien des égards, le travail photographique de Marie Maurel de Maillé se rattache à cette deuxième catégorie. Epanchement du songe dans la vie réelle, ses images relèvent à la fois de l’intime et de la création d’une contre-allée, désirable, habitable, sortes d’hallucinations…

Le chant et la rage d’un peuple pré-politique, Pasolini chantier (3)

Transcription d’un entretien avec des professeurs dans un lycée de Lecce dix jours avant sa mort, La Langue vulgaire, de Pier Paolo Pasolini, est un texte d’une force considérable, parole d’intervention publique pouvant aisément trouver sa place aux côtés des Ecrits corsaires et des Lettres luthériennes. Y est une nouvelle fois dénoncée, dans un dialogue…

Pasolini chantier (1)

Pier Paolo Pasolini au travail à Tor di Schiavi, derrière Centocelle, Rome, 1961. Ó Angelo Pennoni / Paolo Iannarelli Pour tous les amoureux de Pasolini, la publication par les éditions Macula en deux volumes du scénario original d’Accattone et d’un dossier analytique de plus de 160 pages rédigé par d’éminents spécialistes de son esthétique/historiens de…

A propos de Sylvain George, par Valérie Dréville

Avec le cœur chaud et les lèvres froides Valérie Dréville est une comédienne d’exception – sa présence illumine le dernier long métrage de Pascale Breton, encore en salle actuellement, Suite armoricaine – dont l’intégrité et l’implication dans le travail sont une évidence pour qui a eu la chance un jour de la voir jouer sur…