Je suis à prendre, une ode photographique à Pigalle, par Jane Evelyn Atwood

« Certaines, prises au piège dans un corps d’homme, voulaient être des femmes. D’autres se déguisaient en femmes pour gagner leur vie en se prostituant, pour imiter les femmes ou simplement pour jouer à en être une. » Il faut beaucoup aimer les femmes, leur solitude, leur folie, leurs tourments, leur attentes secrètes, pour les regarder aussi…

L’âge de l’anexcitation, par Laurent de Sutter, écrivain et juriste

« Essai de critique immanente de la métaphysique de l’être, en tant que l’être est une catégorie de police », L’âge de l’anesthésie de l’écrivain et juriste Laurent de Sutter est un livre construit comme un dispositif de décadrage concernant l’utilisation de la chimie comme puissance d’asservissement et de dépression. Interrogeant la construction idéologique de notre rapport…

Les Philippines, entre cruauté et luxure, par le photographe Brian Sergio

Des profusions de cheveux fins et noirs qui sont des pièges arachnéens. Des seins impudiques de danseuse orientale, lourds, aréoles très larges, réclamant une fraîcheur de salive. Une nuit de bitume, des lèvres entrouvertes, des dents blanches, des yeux mi-clos. Flash jeté sur la peau brune d’une divine, saoule, suprême souveraine. Brian Sergio choisit ainsi,…

Du photographe comme travailleur social, par Frédéric Pauwels

Membre fondateur du collectif HUMA, le photojournaliste belge Frédéric Pauwels envisage la photographie dans sa triple dimension esthétique, sociale et politique. Remarqué pour sa série au long cours sur les prostituées en Belgique, il offre un témoignage précieux sur la réalité d’un métier occulté par les clichés dont les honnêtes gens aiment à le recouvrir….

Les mots à la bouche, des catins, roulures, saintes déchues et femmes du monde

Contrairement à ce que pensent généralement les historiens, la Belle Epoque ne commence pas en 1879, mais avec la première de La Vie parisienne d’Offenbach à Paris, le 31 octobre 1866. Imaginons en effet Gardefeu, Bobinet, leur amante Métella, et la comtesse Diane de la Roche-Trompette, comme les parangons d’une époque où les mots fleurissaient…

Je crois qu’un jour, de Fabrice Guénier, le livre des égarements

On raconte généralement n’importe quoi sur la prostitution, quand on cherche à n’y voir qu’ordure et rapports de domination méprisants, alors que s’opère parfois, dans l’acte tarifé de non-rapport sexuel consenti, un sacrifice brûlant, menant le supposé consommateur à sa consumation, à sa perte, à sa perdition, à l’amour aussi. Il y a du sacre…