Amour, sensualité, jeunesse et vérité, a diary, par Josh Kern, photographe

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© Josh Kern

« I always feel the most when I walk home from a party, still drunk, playing my favorite song on repeat, thinking about the girl that I’ll never get, but still willing to give everything up for her, the deep love I have for my friends who seems to be the only ones left who are just as self destructives as I am and the familiar feeling I always get when I look at the rising sun that is so melancolic and exciting at the same time. I love these feelings so much. I really do. But there’s also this endlessy deep pain because I want to express all of this, but have no clue how »

Le Journal de l’Allemand Josh Kern est merveilleux.

Il est visible sur son site, mais il y a mieux, une édition de petit format (Dienacht Publishing), bourrée d’images et d’ivresses multiples, jusque dans la mélancolie.

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© Josh Kern
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© Josh Kern

Ce drôle de diary, c’est Fuck me.

Il est cash, il est tendre, il sait aimer.

Fuck me, c’est un sacré bordel, un beau foutoir de nuits emportée, brutes, indisciplinées.

Fuck me va au-delà de la fatigue, il a parfois la gueule de bois mais s’en fout, comme de la mort.

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© Josh Kern

C’est un carnet de notes pour ne pas oublier que l’on a su ainsi s’amuser, des brouillons à ne pas perdre, des flashes d’existence, des corps griffonnés à l’objectif photographique.

Tout y est vrai, tout y est rêvé, tout y est désir.

Fuck me se présente dans toute sa force et sa fragilité, blessé, réparé, collé sur la tranche, couturé par les bas résille d’un sparadrap de fortune, car vivre vraiment – chercher des éblouissements, s’arracher à l’ordre social mortifère – a un coup, supposant de savoir naviguer dans la déchirure.

A l’heure où la ville dort, de jeunes inconnus font le mur, glissent comme des chats entre les lampadaires, se préparent à bien rigoler.

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© Josh Kern

Une belle fille ouvre une canette de bière, elle est innocente, elle est démone.

Il faut courir, s’embrasser, s’allonger sur l’herbe fraîche ou le macadam, se caresser.

Prendre un bain de minuit, danser ventre contre ventre, se lécher le visage.

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© Josh Kern

Fuck me s’autodétruit quand les difficultés s’accumulent et ne triche pas avec l’absolu.

Mais il est là, dans la poche de la veste alors que nous partons au travail, ou sommes en réunion.

C’est un talisman, une protection secrète, un moment d’incorruptibilité faisant un bien fou.

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Josh Kern, Fuck Me, Dienacht Publishing, 2018

Site de Josh Kern

Dienacht Publishing

Lien vers le livre

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