Adolescence, des cicatrices de lumière, par Lucie Pastureau, photographe

©Lucie Pastureau L’adolescence est pour la photographe Lucie Pastureau une période d’intense fascination. Pour la série Luminescences, elle a rencontré à l’Hôpital Saint-Vincent-de-Paul, situé à Lille, des jeunes filles en souffrance, leur proposant de les observer comme des planètes étranges, voire « des extraterrestres ». ©Lucie Pastureau Interrogeant sa place d’artiste au sein d’une institution, et…

Eloge du corps masculin, par Joël Alain Dervaux et Bert Van Pelt, photographes

©Joël Alain Dervaux J’ai découvert récemment, au festival Les promenades photographiques de Vendôme, le regard du photographe Joël Alain Dervaux sur le corps masculin, sa puissance, sa douceur, son érotique. Je prolonge aujourd’hui le plaisir de la rencontre de cette œuvre par la lecture du livre autopublié Improvisations, ouvrage de nus en noir et blanc,…

L’amant arabe, par Patrick Autréaux, écrivain

La femme à barbe, 1631, José de Ribera « Parce qu’il m’apportait quelque chose d’unique, qui ne fut pas l’amour et n’aura pas été seulement le sexe mais une avancée presque chaque fois renouvelée vers une limite imprévue, l’impatience de sa venue, surtout quand il ne venait pas, si elle passait forcément par les étapes…

La morale est un mensonge, par Thomas Bernhard, écrivain

« Le psychiatre est le plus incompétent des médecins, et il est toujours plus près du crime sadique que de la science. Toute ma vie, ce dont j’ai eu le plus peur, c’est de tomber entre les mains des psychiatres, en comparaison desquels tous les autres médecins, qui sont en fin de compte toujours funestes, sont…

Une histoire vagabonde de la littérature romanesque, par Philippe Le Guillou, écrivain

Essai de critique subjective sur l’art du roman à travers les siècles, écrit par un lecteur assumant totalement ses goûts parfois hétérodoxes, Le roman inépuisable, de Philippe Le Guillou, est un éloge de la littérature comme capacité d’émerveillement. Entrée particulièrement enthousiasmante dans un domaine romanesque marqué par sa liberté et sa puissance protéiforme, cet ouvrage…

Ensemble, alléger notre fardeau, par Mathieu Riboulet, écrivain

  « Car nous sommes dans un temps d’attentat, de violence, de respirations courtes, d’hébétudes transitoires, de confusions profuses, un temps de crépuscule, car nous sommes dans des villes hantées par des fantômes, hantées par des mendiants, et quand les uns nous parlent nous entendons les autres, nous tendons des aumônes, nous ramassons des balles,…

La mémoire, la reconnaissance, le collectif, par Lucie Pastureau, photographe

L’adolescence est pour la photographe Lucie Pastureau une période d’intense fascination. Pour la série Luminescences, elle a rencontré à l’Hôpital Saint-Vincent-de-Paul, à Lille, des jeunes filles en souffrance, leur proposant de les observer comme des planètes étranges, voire « des extraterrestres ». Interrogeant sa place d’artiste au sein d’une institution, et le rôle de chacun…

De l’art de la critique en photographie, par Christian Gattinoni

Depuis plusieurs semaines, je croisais le nom de Christian Gattinoni dans des publications, dans le livre de Marie L Borgia, Rencontres en Amnésie (André Frère Editions, 2019), dans celui de Krystyna Dul, Resonance (Lëtz Arles a.s.b.l. / Centre national de l’audiovisuel (CNA), Luxembourg, 2019), et comme coauteur avec Yannick Vigouroux de l’ouvrage Histoire de la…

Le déclic avant l’acte photographique, par Sophie Calle

Parce que…, de Sophie Calle, publié par Xavier Barral, m’avait échappé, peut-être parce que je m’étais quelque peu lassé du nom et des travaux de l’artiste internationale, de son système de trouble identitaire, de ses séries baroques de mentir-vrai à la Calderon. Je ressentais une sorte de facilité apportée par le métier et la reconnaissance…

Journal d’une fille perdue, un premier roman de Clémentine Haenel

Mauvaise passe, de Clémentine Haenel (aucun lien de parenté avec le renard pâle que chacun connaît – allusion page 122) est un livre qu’il faut endurer jusqu’au bout, dans l’insupportable de ses dérives, de ses violences, de ses dégoûts accumulés, pour qu’en naisse, quelques instants, sous la lumière de Suède, une beauté d’apaisement. Mauvaise passe…