Chers amis morts trop tôt, cher enfant, cher grand-père, dépêchez-vous de ressusciter, un livre vient de paraître qui est un petit paradis, In my Room, de Saul Leiter. Pendant plus de vingt ans, l’artiste américain a photographié dans ses studios new-yorkais de l’East et du West Village ses compagnes, ses amantes, ses amies. Ces femmes…
Étiquette : nudité
Transe Erotique Régionale, par Anton Delsol, photographe
Pour célébrer la nouvelle année, j’ai proposé au photographe Anton Delsol de diffuser quelques images de sa série TER, aimant beaucoup les voyages en train, et les rêves secrets qu’ils inspirent. Avec cette Transe Erotique Régionale inattendue, le service public ferroviaire français – dont chacun comprendra la nécessité de le défendre ardemment – n’a jamais…
Fleurs du mal en talons aiguilles, par Gilles Berquet, photographe
C’est un livre autour duquel je tourne depuis plusieurs semaines, tant je sais qu’il va me plaire. Recouvert d’une pile d’autres ouvrages, je suis certain qu’il les aimante, les faisant frémir en secret. Il fera peut-être hurler ou exulter les féministes, les père et mères la vertu, je n’en sais rien. Moi, il m’enchante et…
Apprendre le désert, une errance photographique d’Aurore Dal Mas
Il y a des jours pour ainsi dire limbiques, se déroulant entre brumes atmosphériques et mélancolie. Vous êtes allongé sur le canapé, regardant le plafond de façon hagarde. Vous vous observez depuis les nuées, vous trouvez ridicule – il y a bien plus intéressant qu’un moi blessé, qu’un Soi désaccordé, et tant de causes à…
Le vertige d’être au monde, par J.H. Engström, photographe
Tout va bien est un film de Jean-Luc Godard et de Jean-Pierre Gorin, sorti en 1975, racontant la grève dans une usine et la séquestration d’un patron. Depuis, les idéaux politiques ont chuté, et la guerre se joue plus que jamais sur le plan intime : contre le recouvrement et la transformation de tout geste libre…
Le néant, et puis le monde, par Jean Hervoche, photographe
On pourrait voir les photographies de Jean Hervoche comme des logogrammes, des totalités de signification un peu étranges, doucement inquiétantes. Ce sont des traces dans le nu de la vie, des empreintes d’existants. Ce que nous appelons réalité procède de la paresse de notre regard. Parce que nous ne voyons rien, ou peut-être simplement notre…
Quelques heures à l’hôtel, par Gilles Favier, photographe
On connaît peut-être, sûrement, le travail de photoreporter de Gilles Favier, notamment sur Belfast et sur Koko, un village du Bénin victime de la traite négrière. Mais le directeur artistique du festival sétois ImagesSingulières possède aussi une œuvre plus intime, la série One Star Hôtel effectuée avec des inconnu(e)s dans des hôtels bon marché. Rencontrant ses…
La passion des photographes, par Nathalie Locatelli, directrice de la Galerie 127 à Marrakech
Créatrice et directrice de la Galerie 127 à Marrakech, Nathalie Locatelli a réussi à imposer au Maghreb en un plus de deux décennies un lieu de référence concernant la photographie. Dans une programmation dédiée à la représentation du Maroc et aux dernières photographies du Ghana de Denis Dailleux, la Galerie 127 montrera au Grand Palais…
Les Visiteuses de l’Atelier, par Benoist Demoriane, photographe
Benoist Demoriane aime les femmes, leurs apparitions fugitives, leurs courbures, leur pudeur, leur effronterie, et l’instant photographique qui les révèle. Elles sont dans son regard muses, nymphes, nymphéas en noir & blanc, graciles créatures généralement nues, portant des bas découpant des cuisses menues que rassemble la ligne fine d’un sexe presque glabre. Ces filles d’Eve…
Possession, dépossession, repossession, l’acte photographique par Eikoh Hosoe
Après Nobuyoshi Araki, Daido Moriyama et Shoji Ueda, Eikoh Hosoe, quatre-vingt-deux ans, est accueilli dans l’indispensable collection Photo Poche (n°154). Créateur en 1959 avec Ikko Narahara et Shomei Tomatsu de l’agence Vivo, qui va bouleverser les lignes dominantes de la photographie japonaise par sa radicalité formelle et sa volonté de se confronter à la modernité…
Je suis à prendre, une ode photographique à Pigalle, par Jane Evelyn Atwood
« Certaines, prises au piège dans un corps d’homme, voulaient être des femmes. D’autres se déguisaient en femmes pour gagner leur vie en se prostituant, pour imiter les femmes ou simplement pour jouer à en être une. » Il faut beaucoup aimer les femmes, leur solitude, leur folie, leurs tourments, leur attentes secrètes, pour les regarder aussi…
Romy Alizée, la liberté du féminisme post-porn
« Je remercie les belles personnes qui figurent sur mes images : Stan, Joséphine, Oriane, Augustin, Vivian, Cholena, Christophe, Aina, Laure-Anne, Marthe, Yoli, Kimberley, Hélène, Kaou, Gaëlle, Rebecca, Charlotte, Laure, Marie, Mila, Adeline, Alain, Elisa. » « Merci à Vivian Allard, pour les bisous, les fessées et l’écoute, Gonzolo Melendez Oyarzabal pour sa patience et surtout, merci à Emilie…