Douceurs des Cythères, par Thierry Valencin, photographe

La maquette bien sage des livres de Thierry Valencin cache pourtant de fulgurantes beautés, des trésors de visions outrepassant le strict carcan réaliste. Adepte du noir & blanc argentique, le photographe arlésien aborde le monde avec beaucoup de tendresse, de sensualité, d’érotisme. Ses portraits souvent flous de femmes souvent nues ou jouant avec leurs vêtements…

Habiter, par Stephen Dock (photographe), Zakarian-Navelet (architectes-urbanistes), Arnaud Maïseti (universitaire, écrivain), Sereine Berlottier (écrivain) et Jérémy Liron (peintre)

« J’avais dans ma maison trois chaises : une pour la solitude, deux pour l’amitié, trois pour la société. » (H.D. Thoreau, Walden ou la Vie dans les bois) Pour fêter les dix ans de leur agence d’architecture, Stanislas Zakarian et Olivier Navelet avaient envie d’un livre consacré à une de leurs constructions, une maison,…

Please, come again, Richard Pak, une geste photographique

Photographe français nourri de culture américaine, de gestes libres et d’influences esthétiques hétérogènes, Richard Pak aborde la réalité avec beaucoup de sensualisme. Son approche de la couleur fait de ses photographies, dans la merveille de l’héraldique revisitée sur les terres de Macadam Cowboy, de véritables blasons. « Chronique d’un pays fantasmé vu de l’intérieur, au…

A l’écoute de l’invisible, par Ian Dykmans, photographe

J’ai découvert le travail photographique de Ian Dykmans à l’occasion d’une exposition collective récente, L’Abîme du Temps (chronique dans L’Intervalle), dont il était le commissaire, à Bruxelles, dans le quartier de Moleenbeck-Saint-Jean, au Château du Karreveld. Auteur d’un fanzine autopublié d’une infinie délicatesse, Vivre comme si l’on avait l’éternité devant soi, Ian Dykmans aborde son…

La nuit leur appartient, Astropolis, par Yves de Orestis, photographe

Astropolis est le plus grand festival techno de France. Il se déroule à Brest et dans ses environs depuis vingt-cinq ans. 1994 : première rave party (lire aussi mon article sur Lunacy, de Meyer, éditions Loco, 2019) 1997 : la fête prend encore de l’ampleur, le château néo-gothique de Keriolet près de Concarneau étant investi…

Des artistes sous l’objectif, par Shunk et Kender, photographes

Durant près de trente ans, le duo Harry Shunk et Janos Kender a photographié des plasticiens et performeurs dans un véritable face à face avec l’événement auquel ils participaient. Dans un ouvrage étourdissant, contenant plus de huit cents images, publié à l’occasion d’une exposition au Centre Pompidou, l’ampleur de leur travail est révélé au grand…

Un bouillon japonais, par Mathieu Van Assche, photographe

Les rāmen sont des mets japonais constitués de pâtes dans un bouillon à base de poisson ou de viande et souvent assaisonnés au miso ou à la sauce soja, importés de Chine au début du XXᵉ siècle. Voilà pour la fiche Wikipédia, maintenant passons à la dégustation, qui est un livre japonais de Mathieu Van…

Fernand Pouillon, architecte de combat, par Daphné Bengoa & Leo Fabrizio, photographes

Pour connaître la vie et l’œuvre de l’architecte français Fernand Pouillon (1912-1986), on peut lire son roman écrit en prison (Les Pierres sauvages, 1964 – histoire de l’abbaye du Thoronet), et ses Mémoires (1968), narrant une vie passionnante, parfois même rocambolesque. Les éditions Macula nous offrent aujourd’hui l’opportunité de redécouvrir le travail magistral qu’il a…

Mourir, et puis renaître un peu, par Fabrice Thomasseau, peintre et photographe

Travaillant à la jonction de la peinture, de la photographie et de la gravure, puisant souvent ses matériaux dans la presse, Fabrice Thomasseau a produit, conseillé par Mathieu Van Assche, le très beau et intime Melancholia. S’y déploie une dimension de ruine, de solitude irrémédiable, d’effondrement. Fabrice Thomasseau invente des dystopies, des vanités pour contemporains…

The pencil of Nature and Family, par Matthieu Marre, photographe

L’oublié est un livre sans parole de Matthieu Marre, une traversée du temps en des images légères et sensuelles, graves et tendres. Le noir & blanc sied bien à la volonté d’atemporalité du photographe : inscrire, dans un livre conçu comme un hymne à la beauté et à l’immédiat, la vie d’une famille, rendre compte…