Voilà l’un des plus beaux amours du siècle, entre un homme et une femme, deux écrivains, deux sensibilités traversant le temps dans la complicité prouvée par le rire, dans la concentration, l’affection et le bruit neuf, dans l’approfondissement d’une expérience intérieure vécue à deux. Refus du non-être, tout pour l’être, confirmé par la marée bleue…
Étiquette : Philippe Sollers
Epuisé de douceur, Frédéric Berthet, écrivain
« Et ils ne voulaient pas me montrer ce qu’il y avait derrière, parce qu’il n’y avait rien derrière, et qu’ils n’auraient pas supporté mon exclamation douce : ‘Mais il n’y a rien derrière ! Encore une glace à la menthe ?’ » Admiré pour une poignée de livres – Daimler s’en va, Felicidad -,…
La révolution photographique, par Pierre-Jean Amar, Gilles Verneret et Christine Delory-Momberger
Ces trois livres, il me plaît de les poser ensemble sur ma table de travail, pour écouter leurs conversations secrètes, trouver leurs chemins de concordances, les ouvrir parallèlement et l’un par l’autre. D’abord Histoire de la photographie, de Pierre-Jean Amar, qui est la réédition en collection Que sais-je ? d’un ouvrage ayant fait date pour…
Venise, vies multiples, par Lionel Dax, écrivain
« J’ai connu durant ces deux étés des vies formidables. » Venise est en quarantaine, la folie rôde, les croque-morts sont aux commandes, le grand renfermement se poursuit, les enfants font la fête. Il est temps de reprendre vie. Heureusement, le grand Tintoret est là, toujours de vigueur impeccable, disponible, dans un livre de Lionel…
Désir, et commence la nouvelle harmonie, par Philippe Sollers, écrivain
« Je me suis senti de tout temps un si grand penchant pour la voie intime et secrète que la voie extérieure ne m’a pas autrement séduit, même dans ma plus grande jeunesse. Mon œuvre tourne tout entier du côté de l’interne. » Vivre, c’est défendre une forme. Un livre d’à peu près cent vingt…
Venise, entre peinture et écriture, par Adrien Goetz
« Venise, écrit Adrien Goetz, attend sa nouvelle vague d’écrivains. Le phénomène est cyclique et se produit à peu près tous les trente ans. Il faut pour cela que les Vénitiens se lamentent de voir leurs vieux musées et leurs églises presque vides, découvrent comme si c’était une nouveauté leurs palais en péril… » Les…
Denis Roche, l’art énergumène et la mort, par Jean-Marie Gleize, écrivain
« J’écris pour être seul, je photographie pour disparaître. » Denis Roche manque, mais il y a ses livres, des dizaines de volumes, des poésies, des récits étranges, troués, des ouvrages de photographie accompagnés d’essais théoriques importants, et maintenant une biographie composée allegro ma non troppo par l’écrivain Jean-Marie Gleize, Denis Roche, Eloge de la…
L’œil du revolver et les larmes de sperme, une lecture de Georges Bataille, par Anne-Lise Broyer, photographe
Dans les années 1960-1970 et dans la première moitié des années 1980, la revue d’avant-garde Tel Quel, dirigée par Philippe Sollers et Marcelin Pleynet, a décidé de reclasser l’ensemble de la bibliothèque, remplaçant le mot littérature par celui, bien moins suspect de récupération bourgeoise, d’écriture, et mettant en avant des noms jusqu’alors cachés par la…
De l’action selon la pensée chinoise, par Romain Graziani, philosophe
« Plus j’ahane à la trouver, plus je l’enfonce en oubliance. » (Michel de Montaigne) Spécialiste du taoïsme (lire son Fictions philosophiques du « Tchouang-tseu », chez Gallimard, collection L’Infini, en 2006), Romain Graziani déploie avec L’Usage du vide, Essai sur l’intelligence de l’action, de l’Europe à la Chine une réflexion passionnante, et pleine d’humour,…
Dominique Rolin, le rire d’une gnostique, par Patricia Boyer de Latour, écrivain et amie
« Je n’ai jamais eu de rancœur, c’était mon destin. Alors, j’embrasse le Temps et je vole au-dessus. » Près de la ville de Nag Hammadi, au nord-ouest de Louxor, était trouvée en 1945 une bibliothèque remarquable, comprenant des écrits ésotériques datant du milieu du IVe siècle traduits en copte, l’ensemble comprenant plus de mille…
Un geste pour rien, par Eric Rondepierre, photographe plasticien et Huron
« Du Possible, sinon j’étouffe ! » (Proust/Eric Rondepierre) Voici enfin, parmi la marée des insignifiances et livres fabriqués sans nécessité, un ouvrage créant un trou dans le trou, parce qu’il fait penser, que sa phrase est subtile sans se rengorger de préciosité, et qu’il a fourbi ses armes dans la méditation ininterrompue des textes…
Une rencontre princière, par Marc Pautrel, écrivain
« Je lui dis que l’écriture c’est comme le corps, chacun a son propre corps, il est à soi et est unique, il faut le protéger et surtout le découvrir seul. Je pense au fond de moi-même : l’écriture c’est comme la sexualité, mais je ne le dis pas. » L’éternel printemps est un récit…