La Lettre, à propos d’une pandémie, par Henri Michaux, poète (10)

Pour y voir clair, pour ne pas être seuls à réfléchir, pour être ensemble, et pour ne surtout pas en rajouter dans les commentaires oiseux, j’ai proposé à quelques amis ou connaissances de choix d’intervenir dans L’Intervalle à propos de la pandémie virale que nous vivons actuellement, et des mesures exceptionnelles que nous supportons quant…

Le kaki de nagori, le goût des saisons, par Ryoko Sekiguchi, écrivain

« Mademoiselle, je suis beaucoup plus âgé que vous, et je ne sais si je pourrai encore goûter ce légume l’année prochaine. » Le goût de Nagori est celui de la saison qui s’enfuit, emmenant avec elle toute une palette de légumes, fruits, saveurs, couleurs et odeurs. C’est un départ annuel, un voyage à regret,…

Une histoire du cinéma vagabonde, par Michel Ciment, critique, écrivain

Résume-t-on Une vie de cinéma quand l’auteur s’appelle Michel Ciment, maître de conférence honoraire en civilisation américaine à l’université Denis Diderot – Paris VII, auteur de nombreuses monographies (Kubrick, Angelopoulos, Losey, Rosi, Kazan, Schatzberg, Boorman, Campion), collaborateur à la revue Positif depuis 1963, parmi toute une foule d’autres activités et responsabilités (émissions de radio, participation…

Jean Paulhan et Henri Pourrat, une amitié en toutes lettres

« Si l’homme ne reste pas en liaison avec les choses naturelles, il se déshumanise. » Effet de la terreur sanitaire actuelle, j’ai reclassé plusieurs pans de ma bibliothèque – celle du bas, deuxième porte à gauche -, et rassemblé en bonne place quelques livres de Jean Paulhan, d’abord Les fleurs de Tarbes (mais attention,…

De la fraternité, Albert Camus et Louis Guilloux, une correspondance

« Ce qui équilibre l’absurde, c’est la communauté des hommes en lutte contre lui. Et si nous choisissons de servir cette communauté, nous choisissons le dialogue jusqu’à l’absurde – contre toute politique du mensonge ou du silence. » (Albert Camus à Louis Guilloux – 5 janvier 1946) Dans l’atmosphère de meurtre et de petitesse morale…

Sensations d’Ozu, par Marc Pautrel, écrivain

« Ozu tangue bizarrement. » Ozu n’est pas un ouvrage érudit analysant jusqu’à l’os une des plus belles filmographies japonaises, c’est le portrait d’un homme n’ayant cessé de traverser la mort. Composé de vingt-trois tableaux, Ozu est un livre généreux, amical, empathique, ne craignant ni l’ellipse, ni le manquement à l’effort d’exhaustivité, que recherchent la…

Dominique Fourcade, quarante ans d’entretiens sur la poésie

  « Ce qui donne sens à ma vie c’est l’expérience de la langue comme corps. Et, à partir de cette expérience, d’avoir compris que la langue est le corps qui fonde le réel – peut-être même est-elle le corps du réel. Dès lors un point de non-retour est franchi : certitude que l’on n’accède…

La vie absolue, par Victor Segalen, écrivain

J’ai beaucoup d’admiration pour Victor Segalen (1878-1919), son parcours, sa droiture, ses recherches – en Polynésie sur les traces de Gauguin, en Chine du côté des stèles et de la grande statuaire -, son ambition littéraire. Alors qu’il est reparti en Chine dans le but d’y recruter des travailleurs pour la France, il écrit à…

Divagations, à propos d’une pandémie, par Cioran, écrivain (4)

Pour y voir clair, pour ne pas être seuls à réfléchir, pour être ensemble, et pour ne surtout pas en rajouter dans les commentaires oiseux, j’ai proposé à quelques amis ou connaissances de choix d’intervenir dans L’Intervalle à propos de la pandémie virale que nous vivons actuellement, et des mesures exceptionnelles que nous supportons quant…