Des arbres victimes de la bombe, par Véronique Brindeau, écrivaine

« Le camphrier irradié veille sur les enfants qui ne savent rien du bombardement atomique. » – un panonceau près d’un arbre de Nagasaki.    Les arbres de Nagasaki, de l’enseignante d’histoire de la musique japonaise, écrivaine et traductrice Véronique Brindeau, est un très bel ouvrage sur les arbres rescapés de la catastrophe du 9 août 1945,…

Entendre des voix, par Virginia Woolf, écrivaine

Nature morte avec un crâne, un livre, et des roses, vers 1630, Jan Davidsz de Heem « On aurait dit que tous les corps lourds et vulgaires avaient sombré dans la chaleur, sans mouvement, recroquevillés sur le sol, mais que leurs voix continuaient à osciller au-dessus d’eux, comme si elles avaient été des flammes dansant au-dessus…

Un effondrement, par Elodie Perrelet, écrivain

Belle de jour, 1967, Luis Buñuel « Ici, on ne prévient personne. On enferme, on observe, on note. On éteint la lumière à vingt-deux heures comme dans les pensionnats catholiques, mais sans les prières pour faire joli. La panique se transforme en vertige. » Rire ou sombrer, d’Elodie Perrelet, est un livre d’autant plus déchirant qu’il exprime…

Haut-Jorat, célébration de la Présence, par Gustave Roud, écrivain

©Gustave Roud « Denezy : un moissonneur nu dort sur le banc du jardin, la tête contre le dur gonflement d’un bras de bronze, sa main frôle une touffe de phlox couleur de ciel. Personne, sinon un passant vague, pour faire sa joie de la douceur déchirante de cet accord bleu et doré, de cette communion silencieuse…

En Estrémadure, par Laszlo Krasznahorkai, écrivain

Las Hurdes, Terre sans pain, 1932, Luis Bunuel « la langue n’est plus qu’un paquet de linge sale, voilà ce qu’il pensait, et c’était cette pensée qui l’avait détruit. » Le dernier loup, de Lazlo Krasznahorkai, prix Nobel de littérature 2025, est un récit magistral. Un écrivain hongrois dépressif vivant à Berlin, à peu près oublié de…

De l’irréductible, par la revue Aventures

©Adrian Meyronnet « L’attention, à son plus haut degré, est la même chose que la prière. » (Simone Weil) Allez, il est temps de retrouver le cap. La mauvaise monnaie (les romances du Salon de Paris) chasse la bonne, ouvrons la revue Aventures, numéro 5, déjà. Ils veulent des histoires, des faits de société, des problèmes à…

Boxe, art des Justes, par Jack London, écrivain

Jack Johnson « Quand l’homme cogne l’homme et cogne fort, et que retentissent les coups portés au corps, et que respirent le cogneur et le cogné, l’un expirant violemment, l’autre inspirant comme il peut… eh bien, je me retrouve débout, le souffle coupé, oublieux du monde et de ma personne, entièrement pris dans le combat qui…

Un condamné à mort s’est échappé, par Albert Londres, écrivain

« Je suis mort à vingt-six ans ; je viens de renaître. Mon état civil dit que j’ai quarante-trois ans ! Sur le papier peut-être ! pas dans le cœur ! J’ai vingt ans ! L’âge de mon fils. Et j’ai un fils ! J’ai une femme ! Je marche droit ; ùais mon esprit titube, je suis grisé de joie. Je me dis :…