L’image fantôme, par Michaël Duperrin, photographe

Odysseus- l-Autre monde (1)
© Michaël Duperrin

J’ai découvert l’œuvre de Michaël Duperrin avec le superbe Odysseus, L’autre monde (sun/sun édition, 2019), livre méditerranéen reprenant le chemin d’errance du héros grec.

Construisant ses livres comme on plonge dans l’immémorial pour y rencontrer des fantômes et la source même de notre être au monde, Michaël Duperrin travaille avec les ombres, les passions enfouies, les puissances souterraines.

On peut ainsi voir son travail comme une vaste entreprise de traversée des frontières de l’identité immédiate pour en déceler la part originelle d’inouï, d’inconscient, de tellurique, perceptible dans la matière même de ses séries et sa poétique du flou.

Il n’y a pas chez lui de distance entre la vie et le désir d’art, ce qui donne à son souffle créateur une valeur existentielle première.

On lira ici des propos passionnants sur le sens même de sa nécessité photographique.

EnSonAbsence (3)
© Michaël Duperrin

Comment êtes-vous venu à la photographie ? Quelles ont été les œuvres ayant déclenché votre désir ?

Mon dernier livre s’ouvre ainsi : « Tout récit, comme toute chose, doit avoir un commencement. L’origine, pourtant, demeure le plus souvent inassignable, perdue dans le temps et l’oubli. Alors on invente, pour combler les blancs et feindre qu’ils n’existent pas. ». Ces mots me semblent un préambule adapté…

Pour tenter de répondre, il me faut remonter à mon enfance dans une famille qui vivait recluse : mes parents habitaient à quelques mètres de chez mes grands-parents et n’avaient pas d’amis, le monde extérieur leur semblait menaçant ou rempli de cons. J’ai grandi en trouvant refuge dans les livres et dans l’ennui, mais aussi avec un imaginaire débordant, et l’envie d’aller vers les autres, sans savoir comment m’y prendre. La photographie a constitué pour moi un moyen d’aller voir le monde, de rencontrer les autres, de me confronter à mes peurs, mes obsessions, mes désirs. Mais bien avant cela, il y a eu une première photo, qui n’est pas de moi, et dont j’ai compris longtemps après qu’elle avait constitué le prototype de mon rapport au médium photographique. Il s’agit du portrait du frère de ma mère, mort d’une maladie avant ma naissance, et qui trônait dans les deux maisons de mon enfance. Ni ma mère, ni ma grand-mère n’en avaient bouclé le deuil. Cette figure dont on me disait que je lui ressemblais a polarisé mon enfance et mon adolescence. Ce petit portrait réalisé au tournant des années 1960 par un photographe de quartier me fascinait ; je pouvais le contempler longuement, m’y absorber jusqu’à presque traverser cet étrange miroir.

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© Michaël Duperrin

Mes influences sont diverses, littéraires, picturales et surtout cinématographiques : Godard, Pasolini, Rossellini… Je n’avais pas une grande culture de la photographie, que j’ai découvert peu à peu. Cela m’a sans doute épargné d’être écrasé par le poids des grands maîtres. Mes deux premières vraies découvertes ont été celles de Depardon, et plus tard D’Agata. Le premier regarde le monde comme un spectacle, légèrement en retrait de la scène, et, de là, c’est lui-même qu’il raconte, alors que le second semble vouloir transgresser la surface de la représentation et plonger dans le gouffre de l’image. Plus largement, j’ai trouvé chez VU’ une famille photographique. J’ai aussi été marqué par la démarche radicale de Roman Opalka, comme par la grâce et la sensualité de Bernard Plossu.

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© Michaël Duperrin

Comment pensez-vous le flou, très présent dans votre poétique ?

Je ne crois pas en la prétendue objectivité photographique. J’y vois surtout une illusion liée à l’effet de réalité de la photographie, et dont il s’agit de se défaire. Bien sûr, il y a une infinité de façons d’affirmer l’artifice de la représentation, et ce n’est pas la seule chose qui m’intéresse dans le flou. Celui-ci ouvre à la dimension tactile du regard, une vision qui implique le corps, un rapport sensuel, vibratoire au monde. C’est tout autant une plongée dans la matière pulsionnelle de l’inconscient, une ouverture sur une autre scène que les positivistes considèrent trop vite comme de la fumisterie ésotérique. Peut-être parce qu’il ne sépare pas nettement une chose d’une autre, le flou rend sensible ce qui relie les choses et les êtres.

EnSonAbsence (1)
© Michaël Duperrin

Que vous autorise le noir et blanc ? Orphée serait-il votre guide ?

Absolument ! Lorsque je travaillais au livre Transports sans fin, j’ai réalisé que le métro comme la photo avaient pour moi un rapport avec les limbes des chrétiens ou les Enfers des anciens. J’ai trouvé dans Orphée aux Enfers une fiction théorique qui m’a permis de me figurer ma pratique de la photographie. Après la mort de sa fiancée Eurydice, le poète Orphée descend aux Enfers, le lieu des morts dont nul ne revient. Il en charme les maîtres et obtient de ramener Eurydice chez les vivants à la condition de ne pas la regarder avant qu’ils ne soient revenus au jour. Mais alors qu’il émerge presque des Enfers, un bruit le fait se retourner, et à l’instant où il voit Eurydice, elle redevient une ombre, qu’il tente de retenir d’un vain geste de la main. La photographie s’est d’abord jouée pour moi dans ce geste et sur ce seuil entre apparition et disparition, vie et mort. J’ai compris alors que le portrait de mon oncle avait fonctionné pour moi comme la porte des Enfers.

Je me suis à mes débuts formé au labo noir et blanc. Et j’ai beaucoup investi ce domaine, y passant des week-ends et des soirées. Le tirage et l’interprétation du négatif ou du fichier numérique sont pour moi très importants. J’aime beaucoup cette formule de Todd Hido qui revendique de photographier comme un documentariste et de faire ses tirages comme un peintre. Le tirage me semble en effet très proche du travail pictural, c’est un véritable moment d’invention, dans lequel je m’abstrais largement du fichier ou du négatif d’origine. Je ne cherche pas à reproduire ce que j’ai vu, mais à créer une image qui a sa propre logique interne, et qui va produire un effet sur celui qui la regarde. Il peut ainsi m’arriver de plonger dans la nuit une scène prise en plein jour si cela me paraît plus juste au résultat.

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© Michaël Duperrin

Le noir et blanc a été pour moi quelque chose comme l’écriture des Enfers, une façon de rendre présente l‘absence. Aujourd’hui ma pratique a évolué, je me suis détaché du fétichisme de l’outil argentique. Ce qui m’importe est l’adéquation du procédé au sujet et au propos. D’autres moyens expressifs m’ont paru mieux adaptés à mes derniers travaux, cyanotype, sténopé numérique, vidéo, écriture… Je n’exclus pas pour autant de retravailler en noir et blanc. La palette du photographe s’est beaucoup élargie, avec le développement du numérique qui a paradoxalement aussi favorisé la résurgence des procédés anciens de tirage par contact. Nous sommes comme des écrivains qui ayant plusieurs langues à leur disposition peuvent choisir celle qui convient le mieux au livre qu’ils écrivent. Je trouverais limitatif de me cantonner à une seule langue par habitude ou préférence personnelle.

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© Michaël Duperrin

Au-delà de sa littéralité (des images prises dans le métro parisien), Transports sans fin est-il pour vous un titre racinien, évoquant de grandes passions ?

Je n’avais pas pensé spécifiquement à Racine, mais, lorsque j’ai choisi ce titre, j’avais à l’esprit le double sens du mot, qui renvoie à la fois aux moyens de transports en commun et aux passions de l’âme, à ces mouvements venus des profondeurs inconscientes, qui nous habitent à notre insu, et sont autant de déraisons d’agir. Comme beaucoup de provinciaux venus à Paris, le métro m’a paru une situation très étrange, de promiscuité forcée dans laquelle chacun forge donc sa bulle, mais aussi de passivité, où chacun est transporté, traversé par la vitesse, le chaos des sensations, la présence des autres et des affiches publicitaires. Le métro lui-même m’est apparu comme un corps gigantesque traversé de soubresauts, de pulsions, de passions. Je l’ai photographié comme une descente dans les profondeurs de la terre et de la psyché. Bien sûr il s’agit là de mon propre regard, d’une tentative de donner à forme à l’informe qui m’habitait alors. Mais aussi je crois qu’au-delà de ma subjectivité, cela parle plus largement des puissances qui nous meuvent tous à notre insu.

TransportsSansFin (4)
© Michaël Duperrin

En son absence est un hommage à une femme aimée. Vos photographies ont-elles été prises à Lourdes ? N’y a-t-il pas dans votre démarche photographique quelque chose de l’ordre de la prière ?

Lorsque j’ai compris que ma grand-mère était à la fin de sa vie, j’ai voulu faire une dernière chose avec elle. Et je lui ai proposé que l’on accomplisse ensemble son vœu de faire le pèlerinage de Lourdes. Mais elle est morte avant que cela ait pu se faire. Plutôt que de rester avec ce regret, je suis allé à Lourdes avec mon appareil photo. Je ne sais pas si c’est une prière, peut-être une prière laïque, ou simplement une chose qu’il me fallait faire à ce moment-là. Il me semble que ce livre est un tombeau, au double sens de la sépulture et de la forme musicale ou poétique en mémoire d’un défunt. Il m’a fallu trois voyages espacés chacun d’un an pour comprendre ce que je voulais faire dans ce très étrange milieu que sont les sanctuaires de Lourdes. J’y ai été frappé par un curieux mélange : les bondieuseries qui m’agacent et que j’ai choisi de ne pas considérer, mais aussi une ferveur et une piété, qui, si je ne les partage pas, ne m’en touchent pas moins. J’y ai vu aussi le geste singulier de toucher la paroi de la grotte, qui m’évoque des choses très anciennes, archaïques, comme les mains négatives des grottes ornées de la préhistoire. Ce livre est lié à un deuil, et sûrement il a contribué à faire ce deuil. Je crois cependant qu’il ne s’agit pas seulement d’une affaire privée, mais de questions qui concernent chacun : la douleur, l’angoisse, l’espoir, l’aspiration à quelque chose qui nous dépasse.

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© Michaël Duperrin

Vous avez construit votre dernier livre, Odysseus, L’Autre monde (sun/sun éditions, 2019) dans le sillage d’Ulysse. Pourquoi un tel intérêt pour la mythologie ?

Les mythes et les religions essayent d’éclairer les grandes questions qui taraudent les humains : le mystère de l’origine, le scandale de la fin, les passions qui nous traversent… Je trouve ces constructions passionnantes. Il ne s’agit pas juste d’un intérêt théorique, mais d’essayer de me comprendre un peu moi-même ainsi que mes semblables. Je pratique la photographie à la fois comme une quête intime et une sorte d’anthropologie sauvage. Les mythes sont pour moi un matériau d’une richesse inépuisable, qui permet d’aborder les choses de façon sensible. Ces histoires ont une incroyable plasticité, et semblent faites pour être constamment réécrites, selon les questions de l’époque et de celui qui s’en saisit.

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© Michaël Duperrin

Depuis presque 3000 ans L’Odyssée ne cesse d’irriguer notre imaginaire et d’inspirer les artistes. Je pensais depuis des années à en faire quelque chose, sans trop savoir quoi, ni comment, ni pourquoi. En plongeant dans le texte, j’ai découvert un monde à la fois très différent et très proche du nôtre, et ce décalage m’a paru passionnant, comme un pas de côté qui permet de mieux me comprendre et ce qui m’entoure. Pour moi L’Odyssée est l’histoire d’un homme qui veut à la fois retourner chez lui et aller voir le monde et découvrir l’autre. Il mettra ainsi dix ans à rentrer au prix d’innombrables détours, de rencontres t d’expériences qui le transforment en chemin. Cette très ancienne histoire soulève des questions d’une actualité aiguë : l’identité, l’altérité, l’hospitalité.

Pour Odysseus, je refais le voyage dans les lieux supposés des errances méditerranéennes d’Ulysse. C’est une expérience de dix ans, calquée sur la temporalité de l’épopée, dans laquelle je trame des échos entre le mythe et la réalité présente. C’est un moyen de mettre les pieds dans le réel par le détour de la fiction, de me frotter à l’autre, au monde et à moi-même, de tracer ma propre Odyssée.

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© Michaël Duperrin

Vous êtes très attentif à la matérialité et à la texture des images que vous produisez. Vous avez expérimenté le cyanotype pour Odysseus. Pourquoi ce choix ?

Odysseus, l’Autre monde est la première partie de ce projet. Ce volet réunit les épisodes de L’Odyssée qui se déroulent dans l’Autre monde, celui des dieux, des monstres, des Enfers et des Sirènes. Je m’intéressais aux procédés anciens pour la matérialité des images qu’ils produisent, mais je n’avais pas d’affection particulière pour le cyanotype. Celui-ci s’est imposé lorsque j’ai appris qu’il n’y a pas de mot pour bleu dans la langue grecque à l’époque d’Homère. Ce qui est au demeurant très étonnant tant nous nous représentons aujourd’hui la Grèce et la mer en bleu. Mais ce n’est qu’en grec classique que l’adjectif glaukopis désigne un bleu foncé et plus tard encore un vert pâle. Ce mot se trouve dans L’Odyssée mais avec un sens différent, il qualifie le regard d’Athéna, la déesse protectrice d’Ulysse et signifie : dont le regard étincelle, voit dans la nuit, est visible dans la nuit. Or, dans la Grèce archaïque, la Nuit est le monde des puissances souterraines, infernales. Ainsi le bleu du cyanotype est en quelque sorte la couleur sans nom de l’Autre monde. Et bien sûr, au-delà de cette histoire qui donnait sens au choix technique, le cyanotype fonctionnait plastiquement de façon évidente.

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© Michaël Duperrin

Il y a dans vos compositions un principe extrêmement musical, une sorte de jazz de l’existant. La musique joue-t-elle un rôle important dans votre vie/travail ?

Elle n’occupe plus une grande place dans ma vie, ou du moins j’en écoute peu, même s’il y en a beaucoup qui peuplent mon esprit. En revanche, danser est devenu important pour moi, c’est une activité paradoxale, de maîtrise et de lâcher prise conjoints, il faut se laisser porter tout en ayant une attention aiguë à l’espace, à son corps et à celui des autres, une conscience des images mouvantes que l’on produit, mais ne pas trop se préoccuper de sa propre image. Cela me paraît assez proche de l’état nécessaire aux prises de vues. Cela rejoint votre belle expression de « jazz de l’existant ». Parmi mes influences, j’aurai d’ailleurs pu citer Coltrane, Bach ou Gainsbourg…

Il ne m’est pas facile de répondre à propos de mes compositions, car elles sont assez intuitives. J’essaye de penser le moins possible au moment de la prise de vue, les choix se font surtout lors de l’Editing et au tirage où je prête attention au rythme des courbes et des lignes, aux silences, à l’étalement de la gamme tonale. Si mon travail est très pensé par certains aspects, nombre de mes choix se font « à l’oreille ». Que ce soit à la prise de vue ou après, la question de comment cela « sonne », juste ou pas, est souvent déterminante.

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© Michaël Duperrin

De quels photographes actuels vous sentez-vous proche esthétiquement ?

Depuis que j’anime des lectures de portfolio ou des workshops, et que j’écris pour Réponses Photo, mon regard sur la photographie s’est beaucoup ouvert. Je me suis rendu compte à quel point le champ des pratiques est vaste, et je peux m’intéresser à des œuvres diverses, très éloignées de mon propre univers esthétique. Au-delà de l’écriture photographique, je suis souvent sensible à des démarches qui s’attachent au réel, sans rien abdiquer ni de la subjectivité, ni de la recherche plastique. J’aime beaucoup les travaux d’Alain Willaume et de Jean-Christian Bourcart, j’y ai découvert la puissance de la fiction pour dire le réel. Je me sens proche également de l’exploration intime de la mémoire que mène Carole Benitah, du travail de Philippe Dollo sur le traces intimes de l’histoire, de l’exploration intime du monde de Gaël Bonnefon ou de Gilles Roudière, de la poésie d’Evangelia Kranioti pour parler des réprouvés… Plusieurs d’entre eux sont des amis. Les amitiés artistiques sont pour moi très importantes, aussi bien par les échanges sur le travail artistique que par la façon de vivre. Davantage que la proximité esthétique, ce sont la justesse, la nécessité, la sincérité, la beauté d’une démarche qui m’importent et me touchent. J’aime les travaux des gens qui mettent de la vie dans leur art, et les gens qui travaillent à faire de leur vie une œuvre d’art.

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© Michaël Duperrin

Sur quels projets travaillez-vous actuellement ?

Je mène en parallèle plusieurs projets liés entre eux et qui sont à des états d’avancement différents.

Je suis en train de terminer la deuxième partie d’Odysseus, L’île de l’oubli, qui réunit les épisodes de L’Odyssée qui raisonnent avec les mobilités contemporaines, migrations et tourisme de masse.

Dans le prolongement d’Odysseus, j’ai initié La seconde Odyssée, qui reprend les mêmes questions de l’exil et de l’enracinement, mais selon une approche très différente : il s’agit ici de travailler avec d’autres, dans le cadre d’ateliers, avec leurs images et leurs histoires, et non plus avec les miennes.

Enfin j’ai débuté un autre projet, « La guerre d’Algérie n’aura pas lieu », sur les traces et mémoires présentes de ce conflit, notamment en PACA. Lorsque je me suis installé il y a trois ans à Marseille, m’est revenu une expérience vécue quinze ans plus tôt. En voyage à Oran pour un travail, j’ai vu sur un mur une plaque portant les dates 1954 – 1962. Quand on m’a dit qu’à cette époque se trouvait là une prison, je me suis senti très mal et me suis souvenu que l’oncle dont je parlais tout à l’heure avait fait cette guerre en tant qu’appelé, et en était rentré en colère. Ce qui m’intéresse ici, ce sont les traces intimes de cette histoire coloniale et post-coloniale pas encore digérée près de soixante ans après. Je ne suis pas photographe de guerre, et ne peux couvrir la guerre de Troie, mais ma Troie se trouve en face de chez moi, en Algérie, et en bas de chez moi, à Marseille.

Les transports et le fantômes sur lesquels je travaille aujourd’hui sont ceux de l’Histoire, de comment celle-ci modèle les histoires individuelles. Mes questions fondamentales restent les mêmes tout en se transformant. Mon travail prend une tournure plus documentaire, ancrée dans le réel, peut-être parce qu’à force de fouiller mes placards, j’ai à peu près fini de les vider de leurs cadavres, et que je peux maintenant m’intéresser aux vivants et à d’autres fantômes que les miens.

Propos recueillis par Fabien Ribery

couv-TransportsSanFin

Michaël Duperrin, Transports sans fin, autoédition, 2004

EnSonAbsenceCouv.qxp

Michaël Duperrin, En son absence, postface de Christian Caujolle, Atlantica Séguier, 2010 – 350 exemplaires numérotés

Odysseus- l-Autre monde (6)

Michaël Duperrin, Odysseus, L’autre monde, contributions de Pierre Bergounioux et Thierry Fabre, design graphique Typical Organization for Standards and Order (Athènes), sun/sun éditions, 2019, 124 pages – 1100 exemplaires dont 300 incluant un tiré à part de la traduction anglaise

éditions – sun/sun

Odysseus- l-Autre monde (8)

Michäel Duperrin – site

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