Trouble every day, par Stéphane Mahé, photographe

Il y a un mystère Stéphane Mahé, photographe parlant si simplement, si modestement, d’un travail remarquable. Proche de la peinture, son univers esthétique est fait de touches de couleur, de négociations fines entre les ombres et les lumières, de silhouettes lointaines. L’œil s’égare dans tant de volupté et de richesse chromatique. Somewhere, son deuxième livre…

Les travaux et les jours de la lumière, par Arnaud Brihay, photographe

Passager, d’Arnaud Brihay (Ohm Editions) est le carnet d’impressions d’un nomade, une poésie contemporaine, une ouverture à ce qui est, à ce qui vient. Des milliers d’images, un trésor immense glané lors de voyages et de marches tous azimuts. Passager est un condensé de temps, une arche pour repartir, autrement, inventer des histoires, une transmission…

Nettoyer notre œil, Noto, une certaine idée du contenu

  Charles Juliet (Trouver la source, 1992) : « Voilà. J’ai nettoyé mon œil. Ce fut long, un immense travail. » On le sait, Noto est une revue culturelle gratuite de grande qualité. Publier le numéro 11 ne fut pas une évidence, mais quand la maison brûlait les contributeurs/donateurs affluèrent via une campagne de financement participatif…

Change plus vite que le cœur, par Sandrine Marc, photographe

Réalisé de façon très artisanale, mais avec beaucoup de professionnalisme et de soin, Change plus vite que le cœur est un ouvrage de la photographe Sandrine Marc issu de déambulations urbaines. En ces pages, la ville apparaît comme un territoire aussi minéral que mouvant, un ensemble fourmillant de signes inaperçus. Travaillant le jeu des analogies…

Jeunesse de September Books, maison d’édition fondée par Pauline Hisbacq et François Santerre

Pensé dans la continuité de Sept éditions, September books, fondé par un couple de photographes, Pauline Hisbacq et François Santerre, est une structure éditoriale dédiée au livre de photographie de qualité (choix esthétiques/graphisme) dans une approche économique tentant de rapprocher le beau livre d’art du fanzine et de la culture alternative. Avec beaucoup de liberté,…

Réel et fiction, un rapport de force, par Emilie Traverse, photographe

Très remarqué cet été à Arles, Nuit Blanche, d’Emilie Traverse, est un livre de sensations aiguës, une matière expérimentale très sensuelle obtenue au flash numérique lors d’une nuit hallucinée. Issue des arts plastiques, Emilie Traverse utilise le médium photographique comme un champ d’exploration d’une visibilité filtrée/donnée par la mémoire et l’histoire des images. Nuit Blanche…

La mort en été, par le photographe OIivier Kervern

Avec beaucoup de franchise, le photographe Olivier Kervern a accepté de répondre à mes questions, la lecture récente de son deuxième livre, La mort en été, m’ayant enchanté. Beauté géométrique des compositions en noir & blanc, force du soleil et des ombres, influence du cinéma italien des années 1960, sentiment du tragique existentiel font de…

Baudelaire, zombi syphilitique, par Eric Chauvier, écrivain

Eric Chauvier, c’est une voix de réveil, une rage de dent et d’écriture, la révolte d’un habitant de l’Enfer, un albatros cloué au mât du navire amiral. Baudelaire est donc son frère, qu’il imagine dans Le Revenant, « 149 ans après sa mise officielle au tombeau », ressuscité en traîne-savate, en pauvre hère hantant le Marais (Paris),…

La lumière des danses macabres, par Jean-Paul Marcheschi, peintre et sculpteur

J’apprends avec joie que le peintre et sculpteur Jean-Paul Marcheschi participera bientôt à l’exposition collective ayant lieu à l’espace Topographie de l’Art (Paris), IMAGETEXTE 5 (commissariat Horst Haack). Occasion de reprendre le catalogue (éditions Art3 Plessis) de l’exposition que lui a consacrée le Musée de Bastia au Palais des gouverneurs, l’été 2015, Abîmes Abysses. En…

L’atelier, un premier roman de Sarah Manigne

L’atelier de Sarah Manigne est un premier roman. Il est court, maîtrisé, et fait penser de par sa thématique principale aux enfants délaissés d’écrivains, de peintres – les exemples sont nombreux -, malmenés par les exigences artistiques de qui leur a donné vie – comme un dommage collatéral, généralement inaperçu avant que la tornade d’une…

D’épures en simplifications, Bernard Gabriel Lafabrie vu par Alain Marc, poète

Il est très agréable de ne rien connaître – ou presque – à l’objet de notre étude, mais de savoir immédiatement, dès l’ouverture de l’enveloppe, qu’un dialogue pourra s’opérer, parce qu’il sera question de nécessité poétique, d’art, de la vie des formes. Alain Marc est poète. Son catalogue indique des préfaces de Pierre Bourgeade (pour…